ET si on inventait la cité de demain


Et si on inventait la cité de demain ?

La CGT Construction Bois Ameublement engage un débat : sur le thème de la Cité de demain dans le cadre de son prochain congrès fin mai 2021.

Chaque salarié de son secteur est impliqué dans le processus de construction. (de la production des matières premières, les études, l’architecture jusqu’à la construction des bâtiments).

La cité de demain doit prendre en compte les besoins de la population.

La cité de demain doit être un lieu de démocratie sociale.

Elle devra aussi prendre en compte la problématique de l’urgence climatique et environnementale.
Réduire dès à présent l’impact environnemental des ouvrages en matière d’émission de CO2 et de pollution est urgent car ce sont nos générations qui peuvent encore agir sur les leviers pour que la planète ne continue pas à se réchauffer.

La consommation des bâtiments, la vie des ouvrages, leurs entretiens et leurs déconstructions doivent être pris en compte dès leurs études. La généralisation des rénovations doit être aussi privilégiée pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Nous devons créer les filières locales pour la fabrication des matériaux de construction moins polluants. En Nouvelle Aquitaine nous pouvons utiliser les biosources comme le bois, le chanvre, la paille, ou les matériaux recyclés. Dans des carrières au plus près des ouvrages les matériaux comme la pierre ou la chaux doivent favoriser mais être extraits de manière raisonnée.

Les projets de constructions doivent être portés par la population et leurs représentants politiques.

L’acte de construire doit être un ensemble qui doit prendre en compte l’aménagement du territoire, que ce soit en termes de besoin de services publics pour la population (écoles, crèches, hôpitaux, relais municipaux…) mais aussi en terme de réseaux de transports (rails ou routiers).

Le lobbying des promoteurs immobiliers ou des groupes internationaux de la construction (Vinci-Bouygues Eiffage) qui imposent leurs vues mercantilles en créant des projets de mises en chantiers, doit être banni.

Aujourd’hui, sont développés des logements dans les centres villes, logements souvent inaccessibles en raison du montant des loyers à tous les salariés qui doivent en conséquence s’éloigner de leurs lieux de travail dans des zones dites périurbaines.

Il serait nécessaire qu’il y ait une véritable planification pour aller vers des constructions plus écologiques et répondant véritablement aux besoins en logement sociaux.

Le secteur du Bâtiment devrait fournir des milliers de Logement sociaux. (117 828 demandes non attribuées fin 2015 en Nouvelle Aquitaine). Répondre à ces besoins permettrait de créer des milliers d’emplois.

L’accumulation de plans de financement au coup par coup, comme le plan d’aides de financements sur l’isolation, sans contrôle de l’état, ne répond pas à l’urgence environnementale mais a fait émerger certaines entreprises véreuses.

7 milliards 500 Millions d’Euros viennent d’être attribués dans le plan de relance par l’état pour le bâtiment (dont 6 milliards 7 pour la rénovation énergétique et 500 millions pour les logements sociaux). Il est regrettable que le gouvernement prenne un milliard d’euros de ce budget dans les caisses d’action logement (ex :1%) ce qui sera en moins sur le logement social.

Les métiers de la construction vont évoluer il est donc impératif de former les salariés par la formation initiales, continue et par la voie de l’apprentissage.

Les constructions doivent répondre à tous les besoins sociaux, mais les salariés de nos métiers doivent aussi avoir des rémunérations et des conditions de travail dignes. Il n’est plus tolérable de voir partir la majorité des ouvriers à 53 ans des entreprises de la construction, en inaptitude, cassés par le travail et qui finissent des carrières au RSA après trente ans de chantiers.

Sans compter nos morts dans nos métiers (un mort par jour en moyenne en AT dans le BTP).

Penser la cité de demain c’est remettre l’humain au centre de celle-ci, et celle-ci au centre de son Territoire.